Une puce et ses futilités

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Puisqu’il semble que Yano prie chaque soir pour que je continue mon « roman ». Voici le pourquoi de ma non-continuitée cher homme! 😉

Tout d’abord j’ai relu à maintes reprises les premiers chapitres de mon « oeuvre » et je suis incapable d’y rajouter la moindre phrase. Lorsque j’ai bâti ces personnages, je me fiais à mon environnement, à mon entourage. Cet entourage était mes années au secondaires, il y a de çà quelques années. Je suis, pour le moment, incapable de me replonger dans cet univers pour faire revivre les personnages. Ayant écrit cela en l’espace de quelques semaines, au fil de mon inspiration et sans aucun brouillon, ni aucunes notes, me voilà donc sans rien pour me remémorer le chemin de vie que je voulais donner à mes personnages.  Je tente parfois de trouver une suite logique mais chaque fois je suis insatisfaite, j’efface donc et je me retrouve au point de départ.

Aussi, lorsque je me relis, je trouve que ça fait trop secondaire, environnement dont je ne fais plus partie. J’aimerais plutôt bâtir autre chose. L’inspiration ne m’ayant pas encore frappée, je suis toujours à la recherche d’idées. Au moment où j’écris ces lignes, je ne cesse de penser à l’histoire que je pourrais écrire…

Et c’est drôle, car je viens tout juste d’avoir une idée qui m’a traversé l’esprit!!! Peut-être un nouveau départ pour une nouvelle aventure. Qui sait? Je vais travailler l’idée, la faire « germer » un peu et voir ce que je pourrais en faire. Du comment je pourrais l’écrire, quel sera mon personnage principal et quelle sera son histoire!

Hé bien Yano, grâce à toi, je viens peut-être de trouver l’inspiration!!! Y’a de quoi être fier 😉 Et je te promets que dès que j’ai quelque chose de concret, tu le liras 😀

Sur ce, je me plonge dans l’écriture!

J’entre dans le cours d’enseignement religieux et tous les regards sont rivés vers moi. Ils n’ont jamais vu quelqu’un arriver en retard?

  • Le prochain coup, c’est un billet Tristan!
  • Oui, je sais.

Je cherche Justin, espérant qu’il m’a réservé une place. Je le trouve, il est installé dans la dernière rangée et il y a une place de libre à ses côtés. Je remercie le bon Dieu.

  • Merci de m’avoir gardé une place.
  • De rien, je savais que tu serais là. Qu’est-ce qui t’as fait arriver en retard?
  • J’ai parlé à Anaïs et elle s’est fâchée en disant que c’était de ma faute si elle agissait ainsi. Imagine-toi donc, qu’au dîner, elle est allée s’asseoir avec Victor!
  • Quoi? Elle avec Victor? Ce n’était pas son pire ennemi?
  • Ben oui, c’est ce que je pensais moi aussi, mais ça l’air qu’elle changé d’avis.
  • On s’en reparlera ce soir au Tim.
  • Ouin, ça va être mieux.

Le cours a passé très vite, mais celui qui s’en vient ne passera pas aussi vite je crois. Au moins, Amélie sera dans le cours.

  • Salut!
  • Salut Amélie. Pis ton cours?
  • Très bien. Et j’ai eu droit à un 2 pour 1.
  • Un 2 pour 1?
  • Anaïs et Victor sont dans mon cours.
  • Oh!
  • Hé oui! C’était pas trop pire, j’avais seulement l’impressions qu’ils parlaient de moi, car ils riaient toujours et ils ne cessaient pas de me regarder, alors je me suis sentie visée. En plus, ils sont assis ensembles.
  • Ouin, c’est plus grave que je le pensais.
  • C’est la première fois que je cause tant de problèmes, les autres fois me paraissaient moins difficiles.
  • On va en maths?
  • Oui, si l’on ne veut pas arriver en retard.

Vive les périodes de lecture à chaque début de dernière période. Elles me sont très utiles, car pendant ce temps, je peux réfléchir sans me faire déranger.

Pourquoi Anaïs agit-elle ainsi? Quand je m’intéressais à elle, elle me parlait toujours des super beaux gars qu’elle rencontrait et maintenant que je m’intéresse à quelqu’un d’autre, elle m’ignore. En plus, elle dit que c’est de ma faute et je ne sais pas du tout ce que j’ai bien pu faire. C’est comme si je l’avais trahie ou quitter pour quelqu’un d’autre. Elle doit me cacher un truc, Amélie a dû lui faire comprendre en arrivant que je pouvais m’intéresser à d’autres filles. C’est ça! Elle a comprit qu’elle pourrait me perdre si elle ne faisait rien. Me voilà dans de beaux draps.

Je n’en reviens pas, Anaïs s’intéresserait à moi??? Oh mon Dieu, ça expliquerait son comportement, si j’avais raison.

***********

Voilà, mon histoire s’arrête ici pour le moment! Peut-être vais-je le continuer, peut-être vais-je écrire autre chose, ou tout simplement cesser d’écrire. Qui sait? Je ne crois tout simplement pas en mon talent et c’est ce qui me fait douter de poursuivre ce que j’ai commencé il y a quelques années. Je verrai avec le temps! En espérant que vous avez aimé!

À la prochaine!:)

  • Anaïs, il faut que je te parle.
  • Je n’ai pas le temps, je vais être en retard à mon cours.
  • On descend au même endroit, excepté que ce n’est pas le même local, je peux te parler en chemin.
  • Je te dis que je n’ai pas le temps!!
  • Tu veux bien m’écouter 2 secondes? Je trouve que tu as changé depuis l’arrivée d’Amélie…

Elle s’immobilisa en plein milieu de l’escalier et elle me jeta un de ces regards qui vous glace….

  • Moi changé? Tu n’as pas vu ton comportement, un vrai chien de poche!
  • Exagère pas!
  • Je n’exagère en rien!
  • Non seulement tu exagère, mais tu es jalouse d’Amélie et tu n’oses pas l’avouer…

Oups, j’aurais peut-être pas dû la sortir cette phrase-là….

  • Moi jalouse? Est bonne celle-là Tristan Tremblay. Je ne savais pas que tu étais drôle! À l’avenir, garde tes distances vis-à-vis moi, je vais ….
  • C’est ça, va rejoindre Victor! Mais n’oublie pas que tu l’as toujours détesté et que lui aussi t’as toujours détesté aussi!
  • Je m’en fou, lui au moins il me comprend! Il n’a pas du tout apprécié ce qu’Amélie lui a fait en économique, il m’a tout raconté.
  • Je m’y attendais, mais toi, qu’est-ce qu’elle t’a fait exactement?
  • Qu’est-ce qu’elle m’a fait? Ouvre-toi les yeux Tristan, depuis son arrivé tu n’es plus le même. Tu es toujours avec elle, Amélie par-ci, Amélie par-là. Je ne suis plus capable d’endurer cela. Tu me parles presque plus, c’est comme si je n’existais plus!
  • Minute! C’est toi qui a décidé de cela, juste parce que je ne suis pas allé à l’agora ce matin, tu as piqué une crise et tu disais qu’à l’avenir tu savais quoi faire et c’est toi qui n’est pas venu s’asseoir avec nous à la cafétéria, tu es allé rejoindre ton beau Victor! N’essaie pas de me mettre tout ça sur le dos, ça ne marchera pas!

Non mais franchement, comme si tout était de ma faute! Elles sont vraiment bizarres les filles! C’est à ne rien n’y comprendre!!!

Nous nous rendons à notre table habituelle à la cafétéria, Anaïs passe à nos côtés en nous ignorant et elle rejoint la table de Victor. Je n’en crois pas mes yeux! Elle qui le détestait! Elle est vraiment fâchée pour agir de la sorte, je devrai lui parler au plus vite.

  • Allo la lune, ici la terre, il y a quelqu’un?
  • Hein? S’cuse-moi, j’étais perdu dans mes pensées.
  • Je vois ça! J’ai fini mon lunch et toi, tu as seulement une bouchée de prise sur ta sandwiche en 25 minutes.
  • Désolé! C’est juste.. Ben tu sais, Anaïs est….
  • Oui je sais, Anaïs est bizarre depuis que je suis dans les parages! C’est pas pour rien qu’elle a piqué une crise ce matin! Elle est jalouse, car elle est certaine que je vais lui piquer les gars. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle a tort! Je ne suis pas comme ça et ça m’énerve que les gens puissent penser cela de moi. De plus, j’ai souvent eu à faire face à ce genre de problème.
  • Comment ça?
  • J’ai souvent déménagé et chaque fois c’était pareil! Il y avait toujours une gang de filles qui me détestait, car quand j’arrivais, les gars, supposément les plus « hot », me parlaient et m’invitaient à tous les partys. Maintenant, je déteste déménager et je déteste encore plus les types comme Victor, car c’est à cause des gars comme lui, que je finis toujours par me faire détester.
  • Ouin, je comprends maintenant pourquoi tu m’as dit dès le départ que Victor avait ce je-ne-sais-quoi que tu détestais.
  • De toute façon, ce n’est pas le genre de gars qui m’attire!
  • Tu vas lui faire de la peine. Il serait prêt à faire n’importe quoi pour t’avoir!
  • J’aurai juste à dire que toi et moi sommes ensembles…
  • Heu…
  • Tu viens dehors?
  • Je te suis.

Juste à dire que nous sommes ensembles… Pourquoi cette phrase me revient-elle en tête continuellement? C’était seulement une phrase comme ça, sans but! C’est vrai que je m’intéresse à Amélie, mais je ne crois pas que se soit réciproque.

  • Tu réfléchis encore?
  • Pardon?
  • Ce n’est rien, je n’ai pas dit grand-chose, excepté le fait qu’Anaïs t’a suivi des yeux tout le long…
  • Quoi?
  • Quand elle s’est aperçue qu’on se levait, elle t’a regardé et ce, jusqu’à ce l’on soit sortis de la cafétéria.
  • Ouin…
  • Tu as quel cours à la 3e période?
  • Enseignement religieux, et toi?
  • J’ai de la morale. Ensuite, nous avons cours de maths.
  • As-tu fait ton devoir?
  • Oui, sauf qu’il y a un numéro que je ne comprends pas. Tu pourrais m’aider?
  • Montre-moi dont ça ce numéro difficile-là!
  • C’est pas drôle!!
  • O.k., je sais que mes jokes sont plates!
En arrivant en économique, j’entends quelqu’un prononcer mon nom, comme si quelqu’un me courait après, je me retourne pour voir qui cela peut bien être et …
  • Tristan, je m’excuse d’être partie tantôt, mais je me sentais de trop. Je crois qu’Anaïs est jalouse et je me sentais mal-à-l’aise.
  • C’est rien, ne t’en fait pas. Dis, où te dirigeais-tu?
  • Cours d’économique, au local 2810, je crois, et toi?
  • Même chose, avec la super prof madame Germaine Parent. Je te dis que c’est tout un spécimen.
  • Ha bon! J’espère que nos bureaux seront proches.
  • Sérieux?
  • Tu es le seul que je connaisse réellement jusqu’à date, et à se que je sache, tu es le premier à m’avoir accueillie.
  • Ouais, le fameux cours de piscine…

Nous entrons donc en classe et il me revint que Victor faisait partie aussi du groupe. Et devinez ou madame la professeure a placée Amélie? Hé oui! Aux côtés de ce cher Victor!

  • Bonjour, aujourd’hui nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle élève parmi nous, il s’agit d’Amélie Roy. Amélie, j’aimerais que tu viennes te présenter devant toute la classe s’il vous plaît.

Quoi?! Il fallait vraiment que cette énergumène joue au professeur de maternelle. J’aperçois Amélie qui se lève lentement et qui est aussi rouge qu’une tomate. Pauvre elle. Au fait, rappelez-moi de lui dire que le rouge lui va à merveille. Mon regard se dirige vers Victor, et il me fait alors un sourire qui s’étend de son oreille droite à son oreille gauche.

  • Bonjour, je m’appelle Amélie Roy, j’ai 17 ans. Avant, j’habitais Montréal et je suis déménagée cet été à Québec. Je crois que c’est tout.

Victor lève sa main.

  • Oui Victor?
  • Tu as oublié de mentionner une petite chose lors de ta présentation.
  • Euh, quoi au juste?
  • Tu ne nous as pas dit le type de gars qui t’intéressait.

Ce qui déclencha le rire dans toute la classe.

  • Tu veux savoir le type de gars qui m’intéresse?
  • Oui, dit-il, fier de son coup.
  • Pas de problème, elle jeta un regard sur le groupe et commença. Premièrement, il doit être beau à l’intérieur comme à l’extérieur; deuxièmement, il doit être sociable, affectueux, romantique et intelligent; et troisièmement, j’aime les gars qui ont les cheveux courts blonds avec des yeux bleus.
  • C’est tout à fait moi ça!, répondit Victor
  • Sérieux? Car je te croyais arrogant, je me moi et regardez-moi les filles, je fais du sport. Et pour ce qui est de la description, je faisais référence à quelqu’un d’autre! Désolée pour toi! J’espère que tu n’as pas trop de peine!

Elle me regarda et me fit le plus beau sourire que je n’ai jamais vu et elle avait les joues teintées d’un soupçon de rouge. Victor était bouche bée ou plutôt fâché, il n’osa pas diriger son regard en sa direction lorsqu’elle vint se rasseoir. Toute la classe l’applaudit, c’est la première fois que Victor se fait ridiculiser ainsi en public, surtout par une fille. Tout un exploit pour une nouvelle! C’est la première fois que je trouve ce cours palpitant! La cloche retentit, j’avais hâte car mon estomac commençait à grogner un peu.

Amélie m’attendait à l’extérieur de la classe.

  • Toutes mes félicitations, lui dis-je.
  • Ce c’est rien, il fallait bien que quelqu’un le fasse un moment donné! Et ainsi, je risque de ne plus l’avoir dans les jambes.
  • J’avoue qu’après cette situation tu risques d’avoir la paix!